Au nom de tous les miens !

01 avril 2011

De quoi Eric Zemmour est-il le nom...

zemmour  E.Zemmour dévient le haut-parleur du mécontentement de la classe politique Française , la Droite qui ne veut s'avancer sur certains dossiers. L'homme qu'on a connu il n' y a pas très longtemps agace, irrite, et énerve certains de par ses analyses, souvent censées, qu'il  fait de l'actualité. Personne ne l'as connu , il y a  10 ans, mais aujourd'hui c'est le nouveau donneur de leçons des ondes. On le voit partout ou presque : Journaliste au Figaro Magazine, Chroniqueur sur RTL, sur France 2 " On n'est pas couché ",  sur I-Télé. Il intervient partout, c'est l'homme du moment. C'est un bosseur acharné - je n'en disconviens pas !.

 Mais qui connaît vraiment E. Zemmour?

De par l'analyse  de Jacques-Alain Miller - Le Point N°2011 du 31 mars 2011, on peut à juste titre avoir une certaine idée de la personnalité de Zemmour. Selon ce psychanalyste, Eric Zemmour est membre du courant qui prêche la mélancolie, qui pense toujours à cette France d'autrefois ...."  Quand il [ Zemmour ] prend la plume, c'est l'enseigne de la mélancolie. Contraste. Toute mélancolie se motive d'un deuil. Lequel ? C'est la France qu'on assassine! La France se meurt, la France est morte ! la France porte le deuil de la France ".  Zemmour oublie que l'heure n'est plus à la mélancolie mais plutôt à l'action. Que la France d'aujourd'hui n'est pas celle qu'il a connue dans les années 70 lorsqu'il entrait dans sa majorité ( né en 1958 ). Pour étayer cette idée, Patrick Besson de façon ironique écrit " le pays a changé, certes, depuis notre lointaine enfance blanche, et il y a sans doute en chacun de nous le désir de retourner dans cet univers idyllique où les mamans étaient décolorées et non teintes, où les papas avaient une situation et non un emploi, où la télé en noir et blanc et non à la carte et où les banlieues étaient rouges et non noires... On sent cette nostalgie d'une société où les jeunes parlaient bien et s'habillaient mal. Alors qu'aujourd'hui c'est l'inverse". ( peut-on lire dans Le Point ) .                                                                                                                                     Ce journaliste brillant, même s'il a raté par deux fois le concours d'entrée à l'ENA, est un " vendeur de peur ". Eric Zemmour stigmatise une partie de la population et  fait croire au vote Lépeniste que le mal des Français, c'est l'arrivée des immigrés. Comme le souligne J-A Miller, les Français  " semblent voués à osciller maniacodépressivement, entre l'éxaltation de fictions grandioses et la délectation morose de leur déchéance, trouée de crises de paniques et d'accès de rage xénophobe. Zemmour est aujourd'hui le nom de notre stress nationalIl va chercher sous la pile d'édrédons le point exquis de la douleur des Français,et avec quel art pervers il le doigte ! ". C'est dire que ce Zemmour joue avec l'art de la peur pour faire passer son message, lequel ? D'aucuns diront que c'est un xénophobe qui ne dit pas son nom ! " la plupart des trafiquants de drogues sont des noirs et des arabes, c'est un fait ! " dixit Zemmour. D'autres, comme mon ami Franck Poaty, souligneront que c'est un aigri, qui est à la recherche de la reconnaissance.

    Et vous alors, de quel côté du banc, vous situez-vous ?

    Fridolin Delmach TCHEKHOV

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24 février 2011

" Va,vis et deviens : Quand le film nous apprend le désordre du monde

           va_vis_et_deviens      " Va, vis et deviens " sont les mots que nous pouvons entendre lorsque nous décidons de quitter nos villes, villages,mieux nos pays pour aller ailleurs. Souvent ailleurs n'est pas toujours ce que l'on croit.  Ce soir, je viens de regarder un sacré film sur Arté Va, Vis et Déviens . C'est merveille de voir combien un film, du fait accompli nous explique ce qu'est l'amour. Pas l'amour d'un homme avec une femme. Que nenni ! Mais l'amour qu'une mère peut avoir pour son fils. Cette mère, illuminée par la torche de la liberté éclairant le monde et toute vouée à la misère que connaît l'Ethiopie pense envoyer son fils en Israel. En effet, dans un camp de réfugiés, au Soudan, une mère, chrétienne, pousse son fils à se faire passer pour Juif, afin d'echapper à la famine. Cette séparation poussera le jeune enfant à mentir sa vie durant. Ni Juif, ni orphelin, il sera intégré dans une famille israélienne avec ce double malaise vécu, celui, d'une part, de sa mère qui lui manque, et, d'autre part, des racines qu'il a perdues.

   Tant d'enseignements peuvent être tirés de ce film :  Il repose sur l'histoire vraie des Falashas qui, immigrés en Israel, éprouvent beaucoup de difficultés à se faire accepter malgré leurs efforts. Ce qui laisse dire que les pays accueillant affirment toujours la prééminence de leurs cultures, de leurs civilisations, et, souvent oublient d'affirmer le droit universel des hommes à la liberté : " tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit " ( art.1er de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ). Dans ce film on remarque que malgré les efforts consentis par Schlomo - le héros du film - ,les juifs " blancs " ne lui facilitent nullement la tâche. Tout ce qu'il prétend faire, doit être fait deux fois plus que les autres. Le jeune s'amourache d'une jeune blanche, Sarah, mais les parents n'entendent pas de cette oreille. C'est la fin qui est heureuse... Rien d'étonnant ! Le film montre également les tensions entre Israéliens et Palestiniens, ainsi que les espoirs de paix entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat.

  Ce film est une très grande leçon de vie s'ouvrant par une phrase " va, vis et deviens, ne reviens pas avant ". Comme dirait Marx les gens " font l'Histoire mais ils ne savent pas encore quelle Histoire ils font ".

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23 janvier 2011

En amour,n'est-on pas toujours tout seul ?

      Chaque jour qui passe décolore pourtant le cliché simpliste d'un coeur obstiné à aimer. Nous semblons nous ventrouiller aux délices du bonheur lorsque le coeur trouve son semblable ,quitte à précipiter à l'image de Ben Ali en Tunisie, croyant rouler la population dans la farine, s'est fait roulé avec sa famille. Tous ou presque poursuivront le même objectif : Celui d'aimer ou d'être aimé. l'homme ne parle que de ça, le cherche partout, mais semble le refuser : à la griserie et à la fusion succèdent l'écoeurement et l'hostilité. Alors qu'est-ce que l'amour ? Qui en parle et l'éprouve le mieux ? Qui en a trouvé la clé ? C'est quoi le syndrome d'Othello ou quand la jalousie devient une maladie ? Des philosophes se sont penchés sur la question, des penseurs ont essayé de répondre et même le defunt Claude Chabrol en a fait un merveilleux film - du reste qui a inspiré ce billet, car je viens de regarder le film  à peine à  2h du matin sur une chaine de la TNT.                                                     Dans ce film L'enfer ( 1994 ), très bien joué, Paul ( François Cluzet ) a tout pour être heureux. Rien ne le résiste et devient même propriétaire de l'auberge où il travaillait. Son épouse Nelly ( Emmanuelle Béart ) avec qui ils ont eu un enfant, est l'une des plus belles femmes de la région. Seulement la vie de Paul ne tourne plus comme il voulait car il subit la concurrence des autres aubergistes et se confronte à des problèmes de dettes .Il se met à boire de plus en plus, et surtout il est persuadé que sa femme Nelly le trompe. Paul finit même par entendre des voix qui le lui affirment, jusqu'à en devenir littéralement fou.

        Après ce film, je me suis posé cette question : Est-ce possible qu'un bon mari devienne un homme suspicieux et jaloux ?

   "Il y a six ans, Jacquita Niong, alors âgée de 50 ans, prenait l'avion pour le Congo afin d'aller assister aux funérailles de sa mère. À son retour, 10 jours plus tard, son mari, Rodigue, n'était plus le même homme. À peine eut-elle franchi la porte qu'il la pressa en chuchotant de le retrouver pour discuter dès que les enfants seraient au lit. «J'ai cru qu'il allait m'annoncer qu'il avait rencontré quelqu'un d'autre, qu'il avait une maîtresse», dit Jacquita.
En fait, c'était plutôt de son infidélité à elle dont il voulait lui parler, de sa certitude qu'elle le trompait. Et il avait des preuves, lui assura-t-il en lui montrant un sac d'épicerie contenant des photos, factures et comptes de téléphone, le tout accompagné de lettres d'amour conservées par Jacquita depuis son adolescence. «C'était si ridicule que j'ai tout d'abord pensé qu'il s'agissait d'un malentendu.» Mais son conjoint d'ordinaire rationnel semblait convaincu que toutes ces «pièces à conviction» étaient autant de preuves des nombreuses infidélités de sa femme. S'est ensuivi un interrogatoire en règle. Ce numéro sur le compte de téléphone était-il celui d'un amant ? Fréquentait-t-elle toujours cet ami d'adolescence ? Ces balles de golf, les avait-elle achetées pour en faire cadeau à un autre homme ? À qui appartenait le numéro griffonné sur ce bout de papier?  «J'avais beau fournir des explications logiques à chacune de ses questions, aucune ne semblait le convaincre. Cette nuit-là, nous avons passé des heures à regarder tout ça.»                                                                 Les accusations injustifiés se poursuivirent le lendemain et au cours des jours suivants. Rodrigue se mit bientôt à appeler sa femme au travail, angoissé par la découverte d'autres indices de son infidélité. Il entreprit de fouiller son sac à main et de passer son agenda au peigne fin, vérifiant au passage les poches de son manteau et les vêtements de sa garde-robe. Il se mit même à la suivre au travail, se stationnant à proximité de son bureau pour la prendre la main dans le sac alors lorsqu'elle irait dîner avec un autre homme. Peu a peu, il en vint à négliger son travail, sombrant de plus en plus dans l'alcool et dans son délire paranoïaque

    Après lecture de ces histoires, on s'aperçoit pourquoi les Français sont les plus pessimistes du monde.Ils ne croient pas en eux, ni en leur avenir. Pourquoi leurs rélations amoureuses sont les plus compliquées et souvent induisent à un comportement scrogneugneux.

    C'est à dessein que j'ai mis le synopsis de ce film pour faire comprendre que l'incompatibilité d'humeur pertube de façon incontestabble la réussite  d'un couple et parfois crée des soupçons. Mais le saut brutal d'une incompatibilité jusqu'à la rupture du couple n'a qu'une seule explication : Le manque de dialogue. Chez certains hommes , la suzeraineté cramponnée de leur milieu les empêche de prendre des décisions importantes. La femme n'a d'autres mot que de se taire. Ce machisme exageré entraine une lassitude dans le comportement de la femme , quels que soient ses mérites réconnus, et la haine montant ira trouver l'étincelle du coup de grisou. C'est ce que les philosophes auraient tendance à démontrer  avec  " l'hypothèse de la crisatallisation " c'est à dire l'hypothèse selon laquelle l'autre n'est pas un autre, qu'en somme il ne s'agit que d'amour propre, et que l'autre n'est jamais qu'une fabrication d'un coeur épris , in A la recherche du temps perdu, Marcel Proust.

    A  mediter :

                       « C’est un cocu et c’est pour cela que je le trompe ». Sacha Guitry

      Fridolin Delmach TCHEKHOV

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01 janvier 2011

2011: L'année de l'Accomplissement de Sa Légende Personnelle.

      L'année 2010 est derrière nous. 2011 est debout parmi nous, opiniâtre et généreuse. Rien de nouveau par rapport à l'année écoulée si ce n'est nos projets  et désirs qui peuvent faire la différence. Il n y a pas de doute, pas d'interférence, pas de distorsion. Ce qui a été mûrement réfléchi en 2010, prendra forme en 2011. Ce qui a été semé,enfoui, ce qui a été programmé se révélera en temps et en heure. L'horloge Universelle Nous aidera à accomplir nos voeux.

     " Accomplir Sa Légende Personnelle est la seule et unique obligation des hommes écrit Paulo Coelho et quand tu veux quelque chose Tout l'Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir " .  Ce que nous avons semé,la vision de ce que nous avons projeté , le désir que nous avons lancé un jour, tout cela va éclore et éclater tel un bourgeon. Rien dans l'univers n'est neutre et figé." Une année s'en va et une autre arrive, et la terre subsiste , le soleil se lève et se couche à ce lieu d'où il aspire ", m'apprend la bible. Nous voilà donc devant une nouvelle année . Pour certains, c'est encore une année de misères, de difficultés et pour d'autres , vive à eux le bonheur , la réussite , la prospérité.                                                                        Des Voeux? faites-en ! bon dieu , allez-y de bon coeur, demandez que ce triste vieux monde nous laisse en paix et n'emprunte pas sa joie. Car l'année écoulée m'a servi de leçons et j'en tire un souvenir ingrat. Voici mon voeu personnel : Ne jamais reculer devant l'adversité... une bonne façon d'observer l'antique précepte : " L'homme est la mesure de toute chose " . 2010, ah quand je jette un regard rétrospectif  ; j'aperçois le cortège de doutes et la multiplication des débats suscités, qui, n'a laissé quiconque indifférent. Une année marquée par la confusion des peurs, rythmée sur l'indécision de l'avenir  au regard  de tout ce que l'on peut citer comme erreur: L'affaire Bettencourt, le positionnement de DSK pour la présidentielle - va ou ne va pas ! - , l'échec de l'équipe de France de football au mondial...tout ceci a contribué à alimenter les angoisses et les merdes durant l'année 2010.

         Raison de plus, pour cette année , il est préférable de se tenir à distance des paroles mensongères que les gens peuvent nous faire croire et de songer plutôt à sauver le milieu dans lequel nous fûmes jetés. L'année s'achève comme elle est venue. L'année commence comme elle veut.

           Bon courage, Milles voeux donc, et bon départ !

    Fridolin TCHEKHOV

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25 décembre 2010

A vos cadeaux !

    " Ah, le beau cadeau de Noël que voilà !Mais à offrir à tous ceux-là qu'on aime...un petit mot génial ne pourra que faire du bien au mental. A mesure que les années passent, l'engouement autrefois connu se dissipe et laisse au scepticisme une brèche à ne pas saisir. Beaucoup d'entre nous se demandent vraiment si le père Noël existe encore; si noël n'est -il pas seulement une fête commerciale ?

    ...

      Cynique de tout poil, brûlez vos cadeaux dans la cheminée. "

 

                             Fridolin TCHEKHOV

 

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18 décembre 2010

De la marche contre le vent : Indignez-vous !

   indignez_vous Moins médiatique que la couche de neige qui tombe sur la France, moins important que les courses pour noël - surtout c'est la période - , le petit livre de Stéphane Hessel indiffère les bonnes âmes. Dommage ! Car dans " Indignez-vous, indigène éd. "  le jeune homme de 93 ans, sentant sa fin n'est plus bien loin,  livre son expérience de grand résistant, réchappé des camps de Buchenwald et de Dora.

   Stéphane Hessel, co-rédacteur de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948 nous exhorte à avoir tous " un motif d'indignation " . Selon lui,  " Il nous appartient de veiller tous ensemble à ce que notre société reste une société dont nous soyons fiers : pas cette société des sans-papiers, des expulsions, des soupçons à l'égard des immigrés, pas cette société où l'on remet en cause les retraites, les acquis de la sécurité sociale, pas cette société où les médias sont entre les mains des nantis, toutes choses que nous aurions refusé de cautionner si nous avions été les véritables héritiers du Conseil National de la Résistance ". Abondant dans le sens de Hessel , il faut reconnaître que  l'accueil fait aux immigrés est lui-même inquiétant. L'immigré reste le bouc émissaire de toute politique. Certes, peu à peu s'efface de la bouche du bon politique, ce raisonnement stigmatisant ces immigrés comme seuls fossoyeurs des lois de la république. Hélas, dans le monde tel qu'il est , les pays doivent accepter de coopérer avec les étrangers vivant dans leur territoire. Cela leurs permettrait de conserver l'avance en " matière grise " qui assure encore leurs privilèges. Ajoutons cette évidence que, l'expérience ne cesse de me montrer, ce sont les étrangers qui participent tant soit peu à la santé économique des pays occidentaux.

        Il y a  tant de motif d'indignation : L'injustice, l'indifférence,l'état de la planète, les droits de l'homme, la violence faite aux femmes, le traitement fait aux immigrés, aux sans-papiers, aux Roms...chacun peut s'indigner des suites d'une séparation amoureuse par exemple, du comportement de son conjoint, de son patron, d'un ami, et pourquoi pas d'une autorité détentrice des pouvoirs réglementaires. Bref,il y a autant des gens que des motifs d'indignation. Tenez, pendant que j'écris ces lignes, de ma fenêtre j'aperçois une pluie de neige, et, je remarque que les Conseils Régionaux,Généraux et les Mairies  n'ont rien prévu en amont pour éviter que cette neige cause encore des accidents - pourtant annoncé par Méteo-France. Un point d'indignation !                                                                                                                                              Stéphane Hessel écrit  " il est évident que pour être efficace aujourd'hui, il faut agir en réseau, profiter de tous les moyens modernes de communication. Aux jeunes, je dis : Regardez  autour de vous, vous y trouverez les thèmes qui justifient votre indignation [...] Vous trouverez des situations concrètes qui vous amènent à donner cours à une action citoyenne forte. Cherchez et vous trouverez ! "

      Ayons tous un motif d'indignation....et n'oublions pas le titre de ce blog !

    Fridolin TCHEKHOV

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04 décembre 2010

Penser l'avenir

     "  Penser demain, c’est vivre aujourd’hui. Que l’on y songe un instant. Imaginez, lecteur, que la fin du monde soit certaine dans trois jours. Cela changerait-il votre emploi du temps des prochaines 36 heures ? Evidemment oui. Il n’y a plus lieu, de travailler, d’étudier, d’investir, d’épargner. Tout doit être vécu dans l’instant. Pour certains, la recherche du plaisir total permettra seule d’échapper à l’idée de la mort. Le sage voudra se préparer à la mort dans le calme et le recueillement. Le sentiment religieux de ceux qui croient à l’au-delà sera exacerbée. Le présent n’est donc qu’une manifestation d’une vision consciente ou inconsciente de l’avenir. Refuser d’imaginer l’avenir tout en accomplissant les gestes du quotidien est encore une vision de l’avenir, même si elle est par défaut. Penser l’avenir, c’est donner un sens au présent et c’est, plus encore, justement préparer l’avenir. On prévoit moins l’avenir qu’on ne le prépare. Si l’on détermine que tous les citoyens doivent être connectés numériquement et que l’on investit massivement aujourd’hui dans le maillage complet du territoire national en fibres optiques, on change à la fois le présent et l’avenir et l’on augmente la probabilité que l’avenir soit plus conforme à ce que l’on souhaite qu’il soit. A l’inverse, renoncer à investir massivement dans les infrastructures du savoir, de l’énergie ou des transports, c’est à la fois prendre position sur l’avenir et vider le présent de toute ambition. Comme si l’on attendait simplement que l’avenir soit écrit par d’autres.

On peut penser l’avenir en l’imaginant tel qu’il pourrait être ou tel qu’il devrait être. Penser l’avenir tel qu’il pourrait être, c’est préparer l’action, soit pour contrer un avenir qui ne convient pas à nos valeurs ou à nos intérêts, soit pour s’y insérer en le dominant ou en en tirant profit. Penser l’avenir tel qu’il devrait être est aussi un discours sur le réel pour mieux le façonner. Les Pères fondateurs des Etats-Unis d’Amérique ont imaginé leur pays en réaction à un monde européen qu’ils rejetaient : ils voulaient jeter les bases d’un « nouveau monde » obéissant à d’autres valeurs. Certains auteurs ont imaginé un monde parfait, mais toujours avec le désir de changer le cours du monde réel. Thomas More écrit et décrit Utopie pour mieux montrer les insuffisances du monde dans lequel il est et indiquer une direction souhaitable de transformation de cette réalité. Platon, avant lui, avait imaginé un monde souhaitable dans La République pour mieux discourir sur le régime politique idéal de la Cité grecque. L’auteur d’une utopie affirme toujours que l’homme peut changer son destin. Les utopies ont rythmé la pensée occidentale : la Nouvelle Atlantide de Francis Bacon, L’Eldorado dans le Candide de Voltaire, et des dizaines d’autres. Il s’agit là, moins de prévoir les événements, que d’identifier les moteurs du changement.

Est-il donc indifférent que la France soit en panne de représentation de l’avenir ? Tous les analystes économiques et politiques, selon leur angle d’étude, nous décrivent depuis quinze ans et plus que jamais aujourd’hui, un pays sans vision de l’avenir, sans confiance du lendemain et avec l’opinion partagée par plus de 70% de la population que demain sera pire qu’aujourd’hui. Ce pire est soit informe, soit apocalyptique avec des variantes sur le thème « le capitalisme prédateur va asservir le peuple ». Est-il indifférent que l’Allemagne ait conçu il y a vingt ans un projet « Allemagne base productive » qui ait été mis en œuvre par des réformes conduites par tous les responsables allemands depuis ? En sorte que l’Allemagne semble avoir su maîtriser le dragon hideux – le capitalisme prédateur – pour le mettre au service de sa réussite. Est-il indifférent que la Chine, la Corée du Sud ou Singapour allouent des moyens considérables pour comprendre les conditions de réussite de l’économie de l’innovation et de la métropolisation qui transforment le monde ? Et si l’action politique était aujourd’hui en France socialement conflictuelle et intellectuellement asséchée parce que nous ne sommes plus capables de penser l’avenir ? "

           Par Christian SAINT-ETIENNE :   http://www.christiansaint-etienne.eu      

P/S:  Avec l'autorisation  de Ch. Saint-Etienne !....Que chacun pense l'avenir.

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16 novembre 2010

Frapper moins fort prostituée. (1)

    " Reste, je ne t'aime plus ". Pour emprunter la formule de  Racine " Va, je ne te hais point ."  L'amour, toujours l'amour et quand il nous prend, on perd la tête, on oublie les autres et on croit qu'on est seul sur terre. L'amour solitaire. L'amour triste quand il survit à la haine. La haine quand elle prend le dessus sur l'amour. Aimer,haïr. Comment savoir si ces deux verbes ne disent pas la même chose ?. Comment savoir si en découdre avec l'autre n'est pas le seul moyen de se découdre de lui qui vous colle à la peau ?. Quand l’extinction de la vie sonne à notre porte, quand l’amour s’éteint, on est cueilli comme par une balle perdue. Comme un civil, sans avoir rien vu venir,  se trouvant sur le champ de guerre, tombe dans une confrontation absurde. Les belligérants, incapables de reconnaitre leur tort, se jettent la patate chaude. Double erreur pour ceux qui ignorent les droits de la guerre, ou les droits dans la guerre. C’est comme l’amour. On se croit invincible, planer dans un monde de rose où l’harmonie et l’entente font foi de croyance. Et pour autant  l’un comme l’autre aiguise son arsenal pour mettre un terme aussi vite au conflit : La séparation. Il n’y en a pas de meilleur. Toutes sont douloureuses, même celles qu’on attend le plus.

  Voilà que j’écris sur Rodrigue Tchiapy comme il écrit lui-même, multipliant les « comme », cherchant les mots  pour dire sa douleur  suite à une séparation d’avec une fille qu’il croyait comprendre, aimer. Empruntant les images pour atténuer sa souffrance, mon cher Rodrigue parle juste ; frappe fort pour expliquer ce qu’il a fait  et ce qu’il resterait à faire pour mener à bien son amour perdu. Il n’avait pas seulement une vision, mais un style.

  «  Rodrigue et Jacquita »  est l’histoire tragique et burlesque d’un homme et une femme qui ne peuvent ni se quitter, ni rester unis. Passionné des médias, de la lecture, du sexe, lui passe son temps à jouer à la Nintendo ; elle range dans une étagère ses livres de méditation. A voir clair, c’est un couple difficile. Les deux, sont des amoureux en fin de droits. Ils n’en finissent pas de finir une passion triste et glauque. C’est elle qui veut partir car elle a rencontré quelqu’un sur internet. Le pauvre Rodrigue, ne sachant que dire propose à sa tendre copine de faire un voyage en amoureux, loin de leur ville, pour oublier le souci et les méfaits que la séparation peut causer. Jacquita, droite dans ses bottes ne veut pas l’entendre de cette oreille. Elle a programmé un rendez-vous avec son nouveau mec. Ballade sur les champs Elysées, sur le champs de mars, enfin dans Paris. Comme toujours, dans ces cas, ce sont les femmes qui ont le dernier mot. Ce sont elles qui sont assez fortes pour partir.

        Avant que cette lente destruction mutuelle atteigne ce couple ; Rodrigue travaillait comme Manager dans une entreprise d’informatique. Et suite à un plan de restructuration, l’entreprise a décidé de les licencier. Aujourd’hui, après tant de CV et lettres de motivations envoyés, Rodrigue plonge dans l’ennui et noie son désarroi à jouer aux consoles avec ses copains. Jacquita, elle est aide-soin dans un petit hôpital privé.  Ils vivaient si bien leur relation de couple que à première vue rien ne pouvait manquer aux besoins quotidiens. Depuis, ce couple oscille entre une séparation impossible et nécessaire et une rupture possible mais non nécessaire. Ils ne savent pas ce qu’ils veulent et pas plus ce qu’ils ne veulent plus, et se jettent à la tête des vêtements, des rancœurs, des désirs, des coups, des mots, dans un dialogue d’une justesse absolue. "

...

                        A suivre !

                      

             Fridolin TCHEKHOV

P/S: Ce billet serait ,Dieu voulant,  le début d'une longue histoire d'écriture. " Toute ressemblance avec des faits réels ne serait que pure coïncidence "

   

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06 novembre 2010

Peter Bossman : Encore un second rêve !

    peter_bossmanUn jour, pas si loin , on oubliera le racisme, la xénophobie . Et l'histoire retiendra surtout que  ce début de millénaire a souverainement redistribué les chances à la " peau noire " ; ensemble leurs carrières deviennent possible. Qui l'aurait cru, il y a 47 ans, que le rêve de Martin Luther King devrait être réalité. L'homme qui rêvait d'un monde où  " Nous serons capable / De tailler la montagne du désespoir  / En diamant de l'espoir " ..." Nous serons capable de changer / Dans notre nation / Le son de la discorde / En une merveilleuse / Symphonie de fraternité. Je voudrais dire , surtout à mes amis du continent africain , à tous ceux qui croient en leur rêve, que " Yes we can ".

  Comme tous les jeudis, je reçois mon hebdomadaire d'information " Le Point " . Et, j'oubliais qu'une information était passée sous silence en France. Une belle information concernant  Peter Bossman, premier maire noir élu en Slovenie. Voilà ce qu'on peut lire dans le Courrier des Balkans :

   " Le second tour des élections municipales en Slovénie fait couler de l’encre dans la presse internationale. Et pour cause, la ville côtière de Piran aura à sa tête un maire noir ! Une première dans cette région d’Europe où les gens de couleurs ne font pas vraiment partie du paysage quotidien. Ils sont en effet une poignée de Noirs à être restés dans les villes de leurs études, où les avait conduits dans les années 1970, les chemins hasardeux de la politique du non-alignement. Bref, les médias étrangers ont déjà surnommé le nouveau maire, l’ « Obama de Piran ». Encore faut-il préciser – pour souligner l’originalité ou le mérite du nouvel élu, selon le point de vue - qu’à la différence de l’occupant actuel de la Maison blanche, Piran a à sa tête un Africain venu d’Afrique, un « authentique noir » pourrait-on dire. Et sa biographie de le prouver. Peter Bossman a aujourd’hui 54 ans ; il est arrivé en Slovénie en 1977 pour y faire des études de médecine qu’il a achevées en 1985 à l’université de LjubljanaLjubljana. La même année, il a épousé Karmen Lakovič, également médecin, avec laquelle il a eu deux filles. Le nouveau maire de Piran affirme se sentir slovène même s’il n’est jamais parvenu à maitriser couramment la langue. Il ajoute toutefois que certains souvenirs et saveurs de son Ghana natal lui manquent mais qu’il essaie de se rendre dans son pays d’origine au moins une fois tous les deux ans pour visiter la famille et ne pas complètement couper les ponts.

Mais que dit le maire lui-même de sa victoire ? Que c’est avant tout le signe que la société slovène a évolué et qu’elle est profondément démocratique. « Certes, quand je suis arrivé en Slovénie, je sentais bien que certaines personnes m’évitaient, mais les choses ont évolué depuis une quinzaine d’années. Et puis mon élection est la preuve que les gens ne me considèrent plus comme un Noir ou un médecin étranger mais comme un bon médecin et tout simplement comme un homme ».

   De par cette élection, on remarque que le temps du monde ne nous appartient plus . L'homme n'est plus le chef de l'endroit qui l'a vu naître. Il devient citoyen du monde - comme aime à le dire mon ami Franck Poaty - . Mais cela n'exclut nullement le besoin de vivre nos rêves et d'en faire réalité. Seuls les français de la Bretagne, bien avant les autres avaient compris que l'essentiel était de recueillir les fruits de la vertu  en élisant le Franco-Togolais Kofi Yamgnane  maire de Saint-Coulitz  ( dans le Finistère ) . Aujourd'hui , d'autres régions françaises traînent encore le pas. Pas un noir à l'horizon - Peut-être doit-on attendre quelques années avant de voir un maire noir à Albert, dans la Somme. Un point que je développerai prochainement - . Si les Etats-Unis d'Amerique sont aujoud'hui le symbole d'une intégration réussie, c'est parce que ce pays a su donner la chance à tout le monde ; et , il  a prescrit des remèdes de cheval à un peuple admirable dans l'adversité, quoi qu'ailleurs le spectacle soit moins rassurant !

" Ne laisse jamais quelqu'un te dire tu ne peux faire quelque chose...Si t'as un rêve, tu dois le protéger. / Parfois les gens sont mauvais dans une chose et te diront laisse tomber.../Si tu veux quelque chose, tu peux l'avoir.../ Point final ! "  Chris Gardner, à la recherche du bonheur

         Fridolin Delmach TCHEKHOV

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01 novembre 2010

Aux oubliés de la première heure

   Est-ce qu'il fallait seulement  attendre ce jour, 1er Novembre pour te dire toute ma reconnaissance, sans exception dans ce coeur qui ne fait pas son Fort Chabrol. Si le glas des souvenirs disparaît , symboliquement , ce que je garde de toi est l'allégresse d'une main tendue. Jamais ton amour aux autres plongeait dans l'agonie . Et pourtant , à cette époque, l'expérience quotidienne n'en finissait pas de  montrer que tout était difficile chez nous , dans notre maison. La peur du lendemain laissait s'installer le doute, avec une montagne  des dettes , une pyramide des cris.

   Ma chère Léa TCHIAPY, aujourd'hui, c'est ton jour - un peu comme le 25 décembre pour les vivants ! - et  j'ai décidé de te dédier ce post car depuis que t'as quittée la maison des vivants, mes pensées sans cesse s'envolent vers toi. Déjà , pour que j'accepte ton départ, j'ai dû abjurer l'exception de mes croyances religieuses qui m'enseignent que " laissez les morts , enterrez les morts ".  Aujourd'hui , j'abjure de même ce caractère pudique qui m'enveloppe - cela constitue une autre exception de ma personne -  pour te dire combien je pense à toi malgré le temps et la durée.

  Ma chère Léa, je viens par la pensée fleurir ta tombe , avec des roses vertes et bleues qui ne poussent que dans mon jardin. Sur ta tombe, on pourra lire ce sonnet que j'avais écrit  pour toi !                                                 

C’était un soir

Nous étions autour d’une bougie

Comme si nous faisions la magie

Et tout était noir

               C’était une nuit de gloire

              Qui restera telle une effigie

              Même si je n’ai plus d’énergie

              Dans ma tendre mémoire

C’était le plus beau jour

En moi demeurera toujours

Beau tel une rose

                                  C’était une nuit terrible

                                  Plus gaie qu’horrible

                                  Ressemblant à une apothéose.

   Brazzaville, Janvier 1999.

   ....// Tous droits réservés.

                              Fridolin Delmach MAKOSSO

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