va_vis_et_deviens      " Va, vis et deviens " sont les mots que nous pouvons entendre lorsque nous décidons de quitter nos villes, villages,mieux nos pays pour aller ailleurs. Souvent ailleurs n'est pas toujours ce que l'on croit.  Ce soir, je viens de regarder un sacré film sur Arté Va, Vis et Déviens . C'est merveille de voir combien un film, du fait accompli nous explique ce qu'est l'amour. Pas l'amour d'un homme avec une femme. Que nenni ! Mais l'amour qu'une mère peut avoir pour son fils. Cette mère, illuminée par la torche de la liberté éclairant le monde et toute vouée à la misère que connaît l'Ethiopie pense envoyer son fils en Israel. En effet, dans un camp de réfugiés, au Soudan, une mère, chrétienne, pousse son fils à se faire passer pour Juif, afin d'echapper à la famine. Cette séparation poussera le jeune enfant à mentir sa vie durant. Ni Juif, ni orphelin, il sera intégré dans une famille israélienne avec ce double malaise vécu, celui, d'une part, de sa mère qui lui manque, et, d'autre part, des racines qu'il a perdues.

   Tant d'enseignements peuvent être tirés de ce film :  Il repose sur l'histoire vraie des Falashas qui, immigrés en Israel, éprouvent beaucoup de difficultés à se faire accepter malgré leurs efforts. Ce qui laisse dire que les pays accueillant affirment toujours la prééminence de leurs cultures, de leurs civilisations, et, souvent oublient d'affirmer le droit universel des hommes à la liberté : " tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit " ( art.1er de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ). Dans ce film on remarque que malgré les efforts consentis par Schlomo - le héros du film - ,les juifs " blancs " ne lui facilitent nullement la tâche. Tout ce qu'il prétend faire, doit être fait deux fois plus que les autres. Le jeune s'amourache d'une jeune blanche, Sarah, mais les parents n'entendent pas de cette oreille. C'est la fin qui est heureuse... Rien d'étonnant ! Le film montre également les tensions entre Israéliens et Palestiniens, ainsi que les espoirs de paix entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat.

  Ce film est une très grande leçon de vie s'ouvrant par une phrase " va, vis et deviens, ne reviens pas avant ". Comme dirait Marx les gens " font l'Histoire mais ils ne savent pas encore quelle Histoire ils font ".